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Sur terre et en mer, les pisciculteurs continuent d’élargir leurs horizons 3 minutes

  Août 10, 2020

La pisciculture est devenue une activité extrêmement lucrative au cours des dernières décennies. Avec un volume total dépassant désormais les 80 millions de tonnes, plus de la moitié des produits de la mer consommés dans le monde sont issus de l’aquaculture. Et, en qualité de producteur de protéines le plus efficace au monde, le secteur devrait poursuivre cette tendance à la hausse, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) prévoyant une récolte de quelque 110 millions de tonnes dans les dix prochaines années.

La FAO s’attend à ce que, d’ici 2030, 60 % des produits de la mer que nous consommerons seront issus de systèmes d’exploitation.

Bien que l’aquaculture soit bien placée pour fournir de plus grands volumes de poissons à moyen terme, il a également été établi que son potentiel de croissance pourrait finir par être entravé par un manque d’espace disponible. Ainsi, bien qu’il reste toujours de la place au sein des systèmes de production qui occupent déjà de nombreuses côtes et lignes de partage des eaux, on investit également lourdement dans de nouvelles technologies d’élevage, les systèmes terrestres et côtiers se révélant être les opportunités actuelles les plus intéressantes.

L’ESSOR DES RAS

Les systèmes aquacoles à recirculation (RAS) sont au premier plan de l’évolution de l’aquaculture. Il s’agit essentiellement d’unités de production intensive en parcs clos, généralement terrestres. La technologie intégrée à ces systèmes, qui s’est développée au cours des trente dernières années, diminue la consommation d’eau, tout en réduisant l’impact environnemental de la production piscicole. De plus, ces unités peuvent également être construites dans des lieux idéalement situés à proximité de grands marchés, réduisant par la même occasion les frais de transport.

Les RAS peuvent être adaptés aux espèces aquatiques d’élevage et aux régions de production les plus populaires, bien que le secteur du saumon soit celui qui mène actuellement la danse. Un certain nombre de pisciculteurs utilisent ces systèmes afin de produire de plus gros saumons juvéniles en les engraissant en cages marines, tandis que d’autres s’en servent tout au long du cycle de production, du stade des œufs à celui de la pêche aux poissons ayant la bonne taille commerciale. On estime en effet que d’ici une décennie, jusqu’à 10 % du saumon Atlantique produit annuellement pourrait provenir des RAS.

Fish farmer

PERSPECTIVES EN HAUTE MER

Bien que les RAS terrestres aient été grandement avantagés dès le départ, ils ne sont plus les seuls à appliquer une technologie à base de parcs clos, un petit nombre croissant de projets élevant ou cherchant désormais à élever des poissons au sein de fermes flottantes situées loin des terres. Quoique variant fortement en termes d’aspect, la plupart de ces systèmes déploient une technologie à écoulement continu d’eau traitée. Cette dernière filtre toute l’eau entrante et la traite afin de faire barrage aux parasites, algues, bactéries et virus.

Conçues pour repousser les menaces à l’extérieur et retenir les poissons à l’intérieur, ces vastes fermes en pleine mer peuvent exploiter d’amples zones d’eau inutilisées. Grâce aux permis d’exploitation, le secteur du saumon a été, une fois de plus, l’un des premiers à sauter le pas, en saisissant l’opportunité de pratiquer l’élevage dans des systèmes qui érigent des barrières physiques entre les poissons et la mer, tout en évitant les besoins considérables en énergie que requièrent les systèmes d’élevage terrestres.

PRÉCURSEURS

Bien que l’aquaculture terrestre et en pleine mer n’en soit encore qu’à ses balbutiements, seuls de modestes volumes ayant été récoltés à ce jour, les recherches ciblées et les projets pilotes de ces dernières années ont désormais ouvert la voie aux premières entreprises commerciales d’élevage à grande échelle. Et il y a toutes les chances pour que de nombreux autres systèmes innovants voient le jour au cours des dix prochaines années.

Fait décisif, d’autres innovations étant censées améliorer la maîtrise des coûts (ce qui rendrait les structures moins chères aussi bien dans leur construction que dans leur gestion), on admet de plus en plus que ces nouvelles méthodes de production et la technologie qui les sous-tend offriront une solution viable permettant à l’aquaculture de considérablement augmenter ses capacités. À ce titre, elles joueront un rôle essentiel dans la réponse apportée à la demande croissante de produits de la mer provenant des consommateurs, aux côtés des exploitations littorales améliorées.


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