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Une bonne année pour les stocks de poisson à chair blanche 3 minutes

  Juil 06, 2016

L’année 2016 a bien commencé pour les stocks européens de poisson à chair blanche, avec davantage de morues de l’Atlantique et d’aiglefins de première qualité disponibles sur le marché par rapport à l’année dernière ; notamment en provenance de ses deux plus grandes sources, à savoir les pêcheries islandaises et la mer de Barents.

L’augmentation des stocks européens de morue proviendra principalement de l’Islande, les règles d’exploitation (HCR en anglais) du pays ayant été soumises à une hausse de 10 %, ce qui équivaut à un total de 239.000 tonnes métriques pour l’année contingentaire 2015/2016. Selon les statistiques du gouvernement, le pays a débarqué 253.789 tonnes métriques de morue au cours des 12 derniers mois (mai 2015–avril 2016), ce qui représente une hausse de 6 % d’une année sur l’autre.

Pendant ce temps, la Commission mixte russo-norvégienne des pêches a fixé le quota 2016 de morues en provenance de la mer de Barents à 894.000 tonnes métriques, conformément aux recommandations données par le Conseil international pour l’exploration de la mer (CIEM). Ce total admissible des captures (TAC) est le même que celui de l’année dernière.

Au sein de cette pêcherie, la Norvège constitue le principal fournisseur de l’Europe. Sa part dans le TAC actuel en provenance de la mer de Barents s’élève à 401.240 tonnes métriques : là encore, comme l’année dernière. La principale saison des pêches pour le pays scandinave s’étale du mois de janvier à la fin du mois d’avril, un grand nombre de navires prenant part à cette pêche sur l’ensemble du littoral, bien que les volumes les plus importants soient pêchés autour des îles Lofoten, dans le nord du pays.

Pittman Seafoods s’approvisionne en morues de l’Atlantique, soumises aussi bien à une simple qu’à une double congélation, en Islande, en Norvège et en Russie, et offre du poisson certifié selon les normes de pêche durable du Conseil d’intendance des mers (MSC), ainsi que des produits non-certifiés.

REPRISE DE L’AIGLEFIN

Le bilan est tout aussi positif pour l’aiglefin, qui a connu cette année des hausses substantielles tant dans les quotas de la mer de Barents que dans ceux de l’Islande, renversant ainsi les tendances récentes qui étaient à une baisse des stocks dans les deux pêcheries.

Pour l’année contingentaire 2015/2016, les pêcheurs islandais sont autorisés à capturer 40.000 tonnes métriques d’aiglefin, soit près de 10.000 tonnes métriques de plus par rapport à la précédente saison. Là encore, les statistiques du gouvernement soulignent le fait que les captures d’aiglefin ont atteint un total de 41.735 tonnes métriques au cours des 12 derniers mois, ce qui représente une hausse de 19 % d’une année sur l’autre. Au total, les captures de ressources démersales de l’Islande ont augmenté de 6 % au cours de cette période pour atteindre 450.586 tonnes métriques.

Le quota d’aiglefins issus de la mer de Barents pour l’année 2016 a été fixé à 21.000 tonnes métriques de plus, soit à un total de 244.000 tonnes métriques, bien au-delà des recommandations du CIEM, à savoir 223.000 tonnes métriques. Ce TAC dépasse de plus de 65.000 tonnes métriques celui d’il y a tout juste deux ans. Sur le TAC d’aiglefins de cette année, la part de la Norvège sera de 118.700 tonnes métriques et celle de la Russie de 125.300 tonnes métriques.

RETOUR EN FORCE DE LA MER DU NORD

La mer du Nord a également de bonnes raisons d’être optimiste. En effet, grâce à des efforts de conservation considérables de la part de l’industrie de la pêche et d’autres parties prenantes, ses stocks de morue ne sont plus considérés comme étant gravement menacés.

D’un pic de 270.000 tonnes métriques de morues adultes dans les années 70, les stocks de la mer du Nord ont chuté à tout juste 44.000 tonnes métriques en 2006, mais ont rebondi pour atteindre un niveau de près de 149.000 tonnes métriques l’année dernière.

Les populations devant continuer à augmenter, la pêcherie se prépare à une évaluation selon les normes du MSC qui pourrait aboutir à une certification dès l’année prochaine.

Les TAC de la mer du Nord partagés entre l’UE et la Norvège pour la morue et l’aiglefin ont augmenté cette année pour atteindre respectivement 33.651 tonnes métriques et 61.933 tonnes métriques.

AUGMENTATION DES STOCKS MONDIAUX

À l’échelle mondiale, la réserve totale de morues de l’Atlantique augmentera de 1.292.000 tonnes métriques (total de l’année dernière) à 1.297.000 tonnes métriques en 2016, selon les toutes dernières estimations de l’association professionnelle Groundfish Forum. Parallèlement, les stocks d’aiglefin atteindront 366.000 tonnes métriques, contre les 342.000 tonnes métriques de l’année dernière.

Dernier point, qui n’est absolument pas des moindres, les captures mondiales de colin devraient grimper de 150.000 tonnes métriques pour atteindre les 3.505.000 tonnes métriques cette année. La plupart du colin de Pittman est pêché dans le Pacifique Nord-est et Nord-ouest.

 

 


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