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ghost gear

Qu’est-ce que lesengins fantômes et comment s’en débarrasser ? 3 minutes

  Juin 21, 2022

Les déchets plastiques qui s’accumulent rapidement dans nos océans et sur nos littoraux constituent un fléau planétaire. Les estimations les plus récentes suggèrent en effet que 10 à 20 millions de tonnes de débris supplémentaires viennent accroître cette menace chaque année. Certes, les dangers que représentent les plastiques pour les habitats marins, la vie marine et les métiers de la pêche sont largement répertoriés et toujours mieux compris par le grand public. Ceque l’on sait moins en revanche, c’est que ces soi-disant « engins fantômes » comptent parmi les formes les plus dangereuses de plastiques océaniques.

Les engins fantômes sont essentiellement des engins de pêche abandonnés, perdus ou rejetés, tels que des chaluts, des filets maillants, des pièges, des cages et des casiers. Cet abandon peut découler de différents facteurs, dont de mauvaises conditions météorologiques, un dysfonctionnement des engins, des actes de vandalisme, des accrochages sur le fond marin et ainsi de suite.

Impacts directs de la pêche fantôme

Principalement constitués de matériaux plastiques légers, les engins de pêche perdus se mettent alors à flotter ou à rester en suspension dans les courants océaniques pendant plusieurs années, où ils peuvent causer une destruction massive des zones maritimes fragiles et entraîner aussi l’enchevêtrement, la suffocation et la mort d’une grande variété d’animaux marins sur le long terme. En plus de ces « engins fantômes », le matériel se décompose également, au fil du temps, en microplastiques, lesquels peuvent ensuite pénétrer la chaîne alimentaire marine.

On estime qu’entre 500 000 et 1 million de tonnes d’engins de pêche sont perdus ou abandonnés tous les ans dans les océans du monde. Il est toutefois important de noter qu’aucun pêcheur ne souhaite perdre du matériel de pêche et que les pêcheries souffrent également de la pollution causée par les plastiques en mer. Cela se traduit par un manque à gagner découlant d’une prise perdue et par des coûts de réparation des engins de pêche et des filets, ainsi que par l’épuisement d’espèces cibles. Enfin, outre qu’elle représente une source importante de revenus et d’emplois, la pêche constitue une source vitale de nourriture   pour des milliards de personnes dans le monde.

ghost fishing

À toute prise de conscience sa solution

Extraire des déchets plastiques de l’océan est bien plus compliqué que de les ramasser sur terre. Cependant, plusieurs sociétés et initiatives développent des solutions efficaces afin de mener à bien ces tâches.

Pour ce qui est du défi posé par les engins fantômes, un nombre croissant de pêcheries proactives récupèrent notamment les engins de pêche perdus et les déchets plastiques. Dans certains cas, ces matériaux sont recyclés en vue de fabriquer des objets d’usage courant – ce qui offre ainsi aux communautés côtières l’occasion de prospérer grâce à la dépollution, tout en améliorant le milieu marin dont elles dépendent.

Parallèlement, il existe des organisations qui tentent de résoudre ce problème à plus grande échelle, telles que la Global Ghost Gear Initiative (GGGI) de l’ONG Ocean Conservancy, une alliance regroupant diverses parties prenantes dont l’industrie de la pêche, le secteur privé, des entreprises, des ONG, des universités et des gouvernements. Outre le fait de recueillir des preuves par le biais de collaborations, la GGGI cherche à définir de bonnes pratiques, à développer des solutions et à orienter les politiques qui se chargeront de prévenir, de réduire et d’éliminer les engins fantômes.

Mieux vaut prévenir que guérir

Malheureusement, il est très difficile – voire peut-être impossible – de récupérer beaucoup de plastique de l’océan une fois qu’il a commencé à se décomposer en
microplastiques et à dériver à travers la colonne d’eau. La meilleure solution reste donc d’empêcher les déchets plastiques d’entrer dans les mers et les fleuves en premier lieu.

À l’échelle mondiale, nationale et locale, on admet que cet objectif pourrait être atteint en mettant en place une gestion des déchets et des systèmes de recyclage nettement améliorés, ainsi qu’une meilleure conception des produits s’attaquant aux problèmes posés par les emballages jetables et les plastiques à usage unique.

De même, pour les pêcheries et les 4,5 millions de navires de pêche utilisant des engins aux quatre coins du monde, on assiste à l’émergence  de stratégies destinées à réduire la contribution des engins perdus au dilemme des microplastiques, avec des technologies émergentes et plus intelligentes appelées à jouer un rôle toujours plus important à l’avenir.

Chez Pittman Seafoods, en plus de veiller à mettre de l’ordre dans notre propre maison, nous continuerons à nous dépasser afin de contribuer à endiguer cette marée de plastique. Et afin d’illustrer les possibilités presque infinies permettant de recycler les filets de pêche abandonnés, nous avons ajouté de nouvelles chaussettes homard à notre gamme de bas sushi, que nous avons lancée en 2019 en utilisant du fil fabriqué à partir de matériel en nylon récupéré et recyclé. Un troisième design est déjà en cours de planification.

Photo: Wouter Dieleman (MSC)


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