La prolifération d’algues frappe le Chili : quelles conséquences pour le commerce du saumon d’élevage ? 3 minutes


Il a été largement fait état d’une prolifération d’algues toxiques (HAB en anglais) ayant causé la mort de millions de saumons Atlantique...
En savoir plus

Saumon atlantique d’élevage : succès mondial, mais baisse de la production en raison des poux de saumon 3 minutes


En tant que produit de consommation, très peu de produits de la mer sont en mesure de rivaliser avec le saumon atlantique d'élevage (Salmo salar)...
En savoir plus

aquaculture

FAO : le stock mondial de poissons d’élevage bat celui des poissons sauvages 3 minutes


L'aquaculture continue de jouer un rôle toujours plus important dans l'approvisionnement mondial en produits de la mer. Effectivement, 2014 a...
En savoir plus


role produits de la mer

Le rôle essentiel que jouent les produits de la mer dans l’alimentation mondiale 3 minutes

  Juin 06, 2018

La récente édition 2018 du Seafood Expo Global (SEG), le plus grand salon de commerce de poissons et de fruits de mer au monde qui se tient chaque année à Bruxelles à cette période de l’année, a brutalement rappelé l’importance des produits de la mer. Ceux-ci font partie des denrées alimentaires les plus commercialisées, leur valeur totale à l’exportation s’élevant à plus de 150 milliards de dollars américains. Mais au-delà de l’aspect commercial et des accords qui ont été conclus lors de ce grand rendez-vous international des acteurs de l’industrie, le SEG18 a encore illustré l’importance croissante des pêcheries et de l’aquaculture en tant que sources de nourriture, de nutrition, de revenu et de moyen d’existence pour plusieurs millions de personnes aux quatre coins du monde.

D’après l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la quantité de poisson par personne à l’échelle mondiale atteint désormais un niveau record de 20 kg. Et pourtant, la population mondiale devant atteindre 9,7 milliards de personnes d’ici 2050, l’eau devra fournir bien plus pour contribuer à garantir la sécurité alimentaire et une alimentation adéquate pour tous.

L’IMPORTANCE DU POISSON

Bien qu’il existe de grandes fluctuations en fonction de la géographie, de la richesse et de la culture, le poisson représente en moyenne 17 % de la consommation de protéines animales par des êtres humains et 6,7 % de l’ensemble des protéines consommées. Dans ce contexte, il fournit à plus de 3,1 milliards de personnes près de 20 % de leur consommation moyenne de protéines animales.

De plus, en tant qu’aliment, les produits de la mer possèdent de nombreux atouts. Outre qu’ils constituent une excellente source de protéines de haute qualité, contenant des acides aminés essentiels et faciles à digérer, ils fournissent également des lipides, des vitamines et des minéraux. Il est aussi largement admis que le simple fait de consommer de petites quantités de produits de la mer peut avoir un impact nutritionnel positif sur la santé et le développement des consommateurs, quel que soit leur âge.

NOTRE APPROVISIONNEMENT EN PRODUITS DE LA MER

La production totale provenant de la pêche de capture s’élève à plus de 93 millions de tonnes, tandis que l’aquaculture fournit 74 millions de tonnes supplémentaires, une part grandissante de ces pêches étant directement consommée par les êtres humains. Toutefois, la demande mondiale de produits de la mer augmentant à un rythme sans précédent et la production des pêcheries d’espèces sauvages stagnant depuis longtemps au niveau actuel, la responsabilité d’offrir des volumes toujours plus importants incombe à l’aquaculture. Dans l’ensemble, cette dernière s’est montrée à la hauteur du défi, la consommation humaine de poissons et de crevettes d’élevage ayant éclipsé celle des produits issus de la pêche traditionnelle il y a environ quatre ans. Pour illustrer tout le long chemin parcouru, notons que la contribution de l’aquaculture à notre consommation de produits de la mer ne s’élevait qu’à 7 % en 1974.

La FAO a récemment souligné que l’aquaculture avait créé une dynamique favorable car la plupart des produits de la mer qu’elle produit sont en effet destinés à la consommation humaine. Parallèlement, la capacité du secteur à pêcher de façon fiable de nombreuses espèces de poissons à nageoires, de crustacés et de plantes aquatiques, a également permis d’enregistrer une forte progression. Au total, 580 groupes d’espèces ou d’espèces aquatiques sont élevés aux quatre coins du monde en vue d’être consommés, y compris 362 poissons à nageoires, 104 mollusques et 62 crustacés.

UNE DISPONIBILITÉ CROISSANTE

Pour ce qui est de répondre aux besoins en produits de la mer de la population mondiale en 2050, l’opinion dominante est que l’aquaculture a la capacité de poursuivre sa croissance à son rythme actuel, ou plus rapidement, et que l’élevage des produits aquatiques deviendra une source de nourriture toujours plus importante dans le monde. Mais il est aussi largement admis que pour contribuer davantage à nourrir 9,7 milliards d’habitants de façon durable, les acteurs du secteur des produits de la mer doivent relever une série de défis encore plus grands, notamment améliorer l’utilisation des ressources et réduire le gaspillage à tous les niveaux de la chaîne d’approvisionnement.

De précieuses orientations ont été fournies par les Objectifs de Développement Durable (ODD), adoptés par l’Assemblée générale des Nations unies en 2015 pour les 15 prochaines années. Tandis que l’ODD 2 vise à éliminer la faim et à assurer la sécurité alimentaire, l’ODD 12 fait largement écho à la gestion des captures accessoires, à la diminution des rejets en mer et à la réduction des pertes et du gaspillage alimentaires. De son côté, l’ODD 14 exige une conservation et une exploitation durable des océans, des mers et des ressources marines.

Pour répondre avec succès à ces objectifs et à d’autres, c’est l’ensemble de l’industrie qui doit s’engager et l’ODD 18 a fourni des assurances supplémentaires qui ont prouvé que l’on peut définitivement compter sur le secteur des produits de la mer, y compris Pittman Seafoods.


Comments