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Aquaculture biologique : un secteur émergent 3 minutes

  Déc 11, 2014

L’aquaculture constitue le secteur de la production alimentaire à plus forte croissance au monde. Selon l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), elle augmente à un taux d’environ 8 pour cent d’une année sur l’autre, soit presque le double de la plupart des autres secteurs. La FAO prévoit également que d’ici 2030, deux tiers des fruits de mer que nous consommons seront produits à la ferme, ce qui représente une hausse d’un peu plus de 50 pour cent par rapport au niveau actuel.
Bien que l’aquaculture biologique soit relativement récente et ne soit actuellement limitée qu’à un petit nombre de pays et d’espèces, elle gagne toutefois en importance à mesure que les consommateurs sont toujours plus sensibilisés aux questions environnementales et au respect des pratiques responsables par les systèmes de production. De la même façon que les critères bio sont appliqués à l’élevage terrestre, un nombre croissant de consommateurs, notamment en Europe du Nord, estime qu’il est important que les principes de santé, d’écologie, d’équité et de précaution qui forment la base des valeurs biologiques soient également appliqués à l’élevage de poissons et de crustacés.
Aujourd’hui, l’aquaculture biologique représente environ 1 pour cent de la production des fermes aquacoles européennes.

NORMES EUROPÉENNES
Au cours de la dernière décennie, le nombre d’organismes de certification et de normes bio provenant de marques de distributeurs a augmenté parallèlement à la hausse de la production. Malheureusement, en comparant ces organismes et ces normes qui sont toujours d’actualité, de fortes divergences en matière de critères et de conditions subsistent.
Dans les coulisses, plusieurs efforts visant à s’attaquer à ces défis sont en cours. Ils portent principalement sur la confusion que créent ces divergences au sein du marché. Il convient de noter que certaines questions ont déjà été examinées à cet égard par l’Union européenne à travers la réglementation bio que cette dernière a adoptée en 2010, afin de donner à l’industrie aquacole une définition cohérente.
Les dispositions réglementaires de l’UE, qui étaient accompagnées d’un nouveau logo biologique européen, spécifient que la biodiversité doit être respectée et que le frai induit au moyen d’hormones de synthèse est interdit. Des aliments bio doivent être utilisés et complétés par de la nourriture pour poissons provenant de pêcheries gérées de manière durable. Les densités d’élevage maximum, qui constituent des indicateurs mesurables de bien-être, sont également spécifiées. De plus, les producteurs ne sont pas autorisés à utiliser des systèmes d’oxygénation pour augmenter leur production, ni de bactéricides à base de cuivre et autres bactéricides toxiques pour nettoyer les cages.

SYSTÈMES POUR SAUMONS
Actuellement, le saumon est le seul poisson bio faisant partie de l’assortiment de la société Pittman Seafoods et, grâce à une forte demande de la part des consommateurs, il est également de loin la principale espèce bio produite en Europe en termes de production totale.
D’après les toutes dernières statistiques publiées par la Fédération européenne des producteurs aquacoles (FEPA), sur les 1,5 millions de tonnes métriques de saumons d’élevage produits en Europe en 2012, quelque 20 600 tonnes métriques ou 1,4 pour cent étaient bio. Les principaux pays producteurs sont la Norvège, le Royaume-Uni et l’Irlande, et les producteurs de ces pays ont déclaré qu’ils continueront à accroître leur production bio afin de répondre aux demandes croissantes du marché dans le futur.
Il existe trois différences principales entre le saumon bio et le saumon d’élevage traditionnel. Premièrement, les poissons bio reçoivent une alimentation qui ne contient que des ingrédients naturels certifiés bio et issus de sources durables, la farine et l’huile de poisson provenant des déchets de poissons destinés à être consommés par les humains. Tous les ingrédients sont exempts d’organismes génétiquement modifiés. Deuxièmement, la densité d’élevage maximum pour le saumon bio est fixée à 10 kg par mètre cube (moins de la moitié de celle des fermes traditionnelles), afin de permettre aux poissons de suivre leur comportement naturel en matière de banc. Troisièmement, les sites de production bio sont sans cesse nettoyés à l’eau potable afin d’empêcher toute formation de parasites ou de polluants.
Bien que ces mesures rendent la production de saumon bio plus coûteuse et impliquent une charge de travail plus importante, elles présentent également des avantages indéniables au niveau du marché. Par conséquent, un certain nombre de sociétés qui ne produisent actuellement que du saumon traditionnel se mettent à évaluer les coûts et les avantages liés à une diversification vers la production bio.


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